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Afrique centrale: Pour la fin du braconnage et de la criminalité faunique

Par Henrie Lucie Nombi - 29/04/2013

Des organisations non gouvernementales ont rédigé un plaidoyer à Brazzaville au Congo, adressé aux Etats de d’Afrique centrale

 

Le plaidoyer des huit ONG porte sur comment «mettre fin au grand braconnage et à la criminalité faunique» dont sont victimes les éléphants des forêts de l’Afrique centrale. Selon le chef de communication du Fonds Mondial pour la Nature (WWF), Jules Caron, une étude a montré que les populations d'éléphants de forêt ont chuté de presque deux tiers, ou 62 %, au cours des dix dernières années, victimes du grand braconnage d'ivoire. Il a révélé lors d’une présentation de la situation du braconnage dans les pays de la sous-région Afrique centrale qu’en Centrafrique, il y a 20 ans, le nombre d'éléphants était estimé à 80.000 et aujourd'hui il se limite à quelques milliers; au début du 20ème siècle, la République démocratique du Congo comptait 1 million d'éléphants, près de 100.000 il y a 20 ans et aujourd'hui, à peine 7000 à 10. 000 ; et au Congo-Brazzaville, la population d'éléphants a chuté de 50 % ces dix dernières années.






 


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Lutte contre le braconnage , un combat permanent
Et les choses ne s’arrêtent pas là car le braconnage continue son expansion. Il y a quelques jours encore, des éléments de la rebellions centrafricaine Séléka ont tué 40 éléphants dans le parc Tri- national de la Sangha alors qu’ils voulaient faire prisonnier un éco-garde. Dans un document intitulé «comment sauver les éléphants de l'Afrique centrale», les huit ONG ont formulé un certain nombre de recommandations aux chefs d'Etat de l'Afrique centrale. Elles préconisent de signaler immédiatement aux braconniers et aux réseaux mafieux de trafiquants que l'héritage naturel universel de la sous-région sera défendu ; d’adopter une attitude de zéro tolérance contre la corruption ; de durcir les peines et renforcer l'application effective de la loi; de mettre l'accent sur la protection et la bonne gestion de certaines aires protégées prioritaires et d’initier un dialogue avec les pays consommateurs.

L'éléphant est surtout braconné pour son ivoire dont le trafic international a entraîné une forte augmentation des prix. Son commerce est organisé à travers le monde et génère environ 7 à 10 milliards dollars américains soit environ 5 milliards 500 millions par an. Au Congo, l'éléphant est une espèce intégralement protégée par la législation qui prévoit des peines d'emprisonnement et de fortes amendes pour tout acte de braconnage. Selon le directeur général adjoint de Wildlife Conservation Society (WCS) au Congo, Jérôme Mokoko, le braconnage à pour cause, entre autres, la pauvreté qui pousse la population à abattre les espèces protégées et aussi la prolifération d'armes de guerre à la suite des violences de 1997 ; le PMK est devenu l'arme de prédilection des braconniers.

MOTS CLES :  Wwf   Wcs   Ong 

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A savoir

  • Les huit ONG qui ont participé au plaidoyer:
  • African Parks Network (APN), International Fund for Animal Welfare (IFAW), Fondation pour le Tri-National de Sangha (FTNS), Projet d'appui à l'Application de la Loi sur la Faune Sauvage (PALF), TRAFFIC, Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), Wildlife Conservation Society (WCS) et Fonds Mondial pour la Nature (WWF).

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