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Guinée Equatoriale: un pays émergent à l'horizon 2020

Par Mtutations - 22/05/2013

En prélude aux élections Sénatoriales, Législatives et Municipales du 26 mai 2013, le Chef de l'Etat de la République de la Guinée Equatoriale était face à la presse

 

C'était au Palais présidentiel à Malabo. Une conférence de Presse qui pour la première fois de l'histoire du pays, a réuni une cinquantaine de journalistes du continent africain et au cours de laquelle le dirigeant du nouvel eldorado pétrolier a fait montre en plus de son talent de grand bâtisseur de celui de grand orateur. Dans un langage franc, Theodoro Obiang Nguema a abordé sujets divers ayant traits à l'intégration, les élections locales et au développement. Une dernière préoccupation qui lui a permis de présenter le programme économique et social du pays qui ambitionne d'être émergent à l'horizon 2020.

Monsieur le Président, le 26 mai prochain est une date historique en Guinée Equatoriale, car en plus des élections municipales et législatives, votre pays ira aux urnes pour la toute première élection sénatoriales.
L'avènement du Sénat participe d'une vision globale. Nous travaillons à la réforme de nos textes et lois pour que les Equato-guinéens participent effectivement à la gestion de la vie politique. C'est dans cette optique que de façon méthodique, nous voulons créer une chambre des représentants, mettre sur pied le tribunal des comptes, le conseil économique et social etc. Ce qu'il faut savoir c'est que nous sommes dans un processus démocratique d'apprentissage conforme à nos cultures, nos traditions. Dans cette élection qui se veut transparente, deux aspects fondamentaux sont importants pour mener à bien le vote. Les inscriptions sur les listes, le recensement des votants ont été bien conduits au point où un document de satisfaction a été signé entre les partis politiques et le gouvernement. Le deuxième aspect a trait au matériel, notamment en ce qui concerne le financement. A ce sujet le gouvernement a mis des ressources financières appropriées à la disposition des partis politiques. Tous ces aspects sont réglés à ce jour. Reste attendue maintenant la participation des populations au scrutin.

 


© REUTERS/Amr Dalsh
La Guinée Equatoriale est un pays qui connaît d'énormes mutations aussi bien sur le plan politique, économique, qu'infrastructurel. Comment comptez-vous préservez les atouts acquis pour les générations futures?
Le gouvernement de cette République travaille pour le bien-être des fils et filles de ce pays. A cet effet plusieurs chantiers ont été lancés sur toute l'étendue du territoire et sont visibles sur le terrain à travers par exemple la construction des logements sociaux, des routes, la création des structures sanitaires et éducatives comme l'Université Nationale de la Guinée Equatoriale qui à ce jour enregistre des inscriptions de six mille étudiants. Si nous mettons l'accent sur l'éducation c'est tout simplement parce qu'il vaut mieux un pays regorgeant d'intellectuel, qu'un pays tout simplement plein de richesse. Dans ces projets multiples de développement de notre pays, les Equato-guinéens jouent un rôle important dans la mesure où la priorité leur est donnée. Malgré tout notre désir en rendre la vie meilleure pour nos compatriotes, et en toute franchise, je ne peux pas conclure qu'en Guinée Equatoriale, il ne subsiste pas de problème d'emploi. Ce que la Guinée Equatoriale connaît ce sont les problèmes de main d'œuvre bien qu'une loi dans notre pays précise que pour toute entreprise implantée chez nous 75% du personnel doit être équato-guinéen. Toujours dans le souci d'un avenir radieux aux générations futures, la Guinée Equatoriale à travers un programme économique aspire à l'émergence à l'horizon 2020.Nous rêvons d'un pays prospère avec une jeunesse bien formée et dynamique. Et nous nous attelons à cela, car c'est l'héritage que nous voulons laisser à notre jeunesse. Et nous sommes conscients qu'il ne s'agit pas d'une tâche facile, mais nous y travaillons.

En tant que dirigeant africain, pourquoi d'après-vous l'Afrique avec autant de ressources traine toujours le pas dans la marche vers le développement?
J'ai donné mon quitus à cet échange parce que le continent africain est méprisé à l'échelon international. L'Afrique a été apeurée par l'histoire. La traite négrière, la colonisation qui ont été le socle de la violation des droits de l'Homme. Durant cette période où l'Afrique a été spoliée, en plus de l'exploitation de l'homme il y a eu exploitation de nos richesses. Cette lecture est aussi vraie aujourd'hui. Prenons le cas de la Libye où le pays a été déstabilisé juste à cause de ses ressources minières. Face à toutes ces exactions commises sur notre continent, nous continuons à demander des indemnités pour le dédommagement de l'Afrique. Si l'Afrique est aujourd'hui un continent déclaré pauvre c'est à cause de l'exploitation de nos ressources. Ceux-là même qui exploitent l'Afrique ne se font pas prier pour utiliser des formules du genre « biens mal acquis ». Pourtant, ce sont les mêmes qui ont acquis des propriétés en Afrique parfois de manière peu orthodoxe. Mais lorsqu'il s'agit d'un africain qui acquiert des propriétés en Afrique, c'est un scandale. L'on se demande bien pourquoi si ils peuvent le faire en Afrique pourquoi pas l'Africain chez eux. J'interpelle donc la Presse africaine à faire son travail en informant et non faire confiance à ces personnes qui veulent exploiter ou détruire notre continent. En même temps, j'invite tous les dirigeants africains à avoir une considération pour les médias africains.

Quelle est l'état de la coopération entre la Guinée Equatoriale et la Communauté internationale?
Nous accordons la priorité à la coopération entre les africains, car il existe une communauté internationale de l'Onu, et une communauté internationale africaine. Nous sommes optimistes. Ce que nous devons ce sont les crises qui détruisent les nations. Des crises qui sont le plus souvent le fait des ceux-là qui n'aiment pas l'Afrique. Nous voulons privilégier la coopération Sud-Sud pour un développement harmonieux.

En Afrique Centrale, loin des décisions prises dans l'acte additionnel n°08/Cemac du 29 juin 2005, l’intégration n'est toujours pas une réalité. Qu'est-ce qui d'après-vous pourrait constituer le blocage?
La politique d'intégration en zone de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale de la libre circulation des personnes et des biens est en train de se mettre progressivement en marche. Toutefois, il faut éviter toute mauvaise interprétation qui ouvrirait les portes au grand banditisme, à toute forme de délinquance pouvant être préjudiciable à une communauté aspirant au développement. Bien sûr nous encourageons la libre circulation des hommes d'affaires, des étudiants etc. Et le reste doit se faire ultérieurement.

Après la mort du guide libyen, est-ce que le Président Obiang Nguema a repris le flambeau du combat panafricain?Le plus important aujourd'hui c'est que la solidarité prévaut entre les dirigeants africains. Beaucoup sont ceux des chefs d'Etat à être téléguidés par des puissances occidentales. A mes homologues, je demande d'éviter de tomber dans le piège des manipulations exogènes à l'Afrique, car ces puissances ne veulent pas le progrès de notre continent. Pour ce qui est du Colonel Mouammar Kadhafi dont nous regrettons la disparition, il est très difficile de prétendre à reprendre le flambeau de son combat panafricain. Ce d'autant que chaque pays a sa politique et quelques différences subsistent. Nombreux étaient ces Chefs d'Etats africain à prendre en compte les idées du colonel Kadhafi.
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