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France: Paris-Match condamné pour diffamation

Par Sources: Le Figaro et AFP - 20/03/2014

Tribunal correctionnel de Paris a condamné, l’hebdomadaire français Paris-Match pour avoir diffamé le fils du président de Guinée équatoriale

 

La Cour a condamné le directeur de la publication de Paris Match à une amende de 1.500 euros et les deux journalistes, François Labrouillère et David Le Bailly, auteurs de l’article incriminé, à une amende de 1.000 euros chacun. Les trois prévenus devront verser solidairement un euro de dommages et intérêts à Teodorin Nguema et 2.000 euros pour les frais de justice. Intitulé «A fond les caisses», cet article, paru début avril 2012, se penchait sur le train de vie parisien très fastueux de Teodorin Obiang, visé en juillet de la même année par un mandat d’arrêt dans l’affaire dite des «biens mal acquis». Toujours en juillet 2012, les juges avaient saisi un immeuble de six étages d’une valeur de 100 à 150 millions d’euros, après une première perquisition spectaculaire, en février, où ils avaient déjà saisi 200 mètres cubes de biens mobiliers.

 


© parismatch.com
Les journalistes de Paris-Match affirmaient qu’après son installation à Los Angeles en 2001, le fils du président Obiang avait été « mis en cause pour introduction illégale de drogue aux États-Unis » mais que « le scandale (avait été) vite étouffé », un passage mis en exergue dans l’article. Une affirmation basée sur une « rumeur », avait plaidé l’avocat de M.Nguema, Me Emmanuel Marsigny. Le tribunal correctionnel de Paris a en revanche relaxé les prévenus pour le reste des passages incriminés.

Teodorin Nguema Obiang Mangue poursuivait également l’avocat et président de l’ONG Sherpa, Me William Bourdon, à l’initiative des plaintes dans l’affaire dite des «biens mal acquis». L’avocat affirmait dans Paris Match qu’ «avec l’appui du pouvoir politique français, les dirigeants de la Guinée équatoriale ont toujours cherché à échapper aux poursuites». Le tribunal a non seulement relaxé l’avocat pour ces propos, mais aussi condamné M. Nguema à lui verser 2.000 euros de dommages et intérêts pour procédure abusive. L’enquête sur les «biens mal acquis» porte sur les conditions d’acquisition en France d’un important patrimoine immobilier par trois chefs d’État africains, Denis Sassou Nguesso (Congo), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et le défunt président gabonais Omar Bongo.


 

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