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Le Conseil de Paix et de Sécurité impute les conflits en Afrique aux déficits de gouvernance

Par Journaldemalabo.com avec Panapress - 28/06/2014

Le CPS a lancé un appel lors du 23ème sommet de l'Union Africaine pour plus de volonté politique des gouvernants

 

Le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) espère que les Etats africains auront plus de volonté politique pour affronter les vraies racines de la violence cyclique en Afrique où plusieurs conflits proviennent des "déficits de gouvernance" qui existent sur le continent.

Selon une source diplomatique à Malabo, c'est une des inquiétudes présentées par le CPS aux chefs d'Etat et de gouvernement réunis du 26 au 27 juin à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale, dans le cadre de leur 23ème session ordinaire de l'UA.

En tenant compte de cette situation, a déclaré la source, le CPS a lancé un appel afin que de cette rencontre, il y ait plus de volonté politique des Etats africains de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour relever, de manière effective, les défis de paix et de sécurité que vit le continent.

Les leaders africains sont aussi appelés à consentir un “effort spécial” pour se concentrer dans la prévention structurelle des conflits à travers la mise en œuvre d'instruments de l'UA dans le domaines de la démocratie, de la gouvernance et des droits de l'Homme.

Parmi les instruments mentionnés, figure la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance qui, depuis son adoption le 31 janvier 2007 par l'Assemblée de UE et entrée en vigueur le 12 février 2012, a été ratifiée par seulement 23 Etats membres.

La source indique que, dans son rapport soumis au sommet de Malabo, le CPS constate que, ces derniers mois, des efforts soutenus ont été consentis dans le domaine de la paix et de la sécurité et que quelques progrès ont été enregistrés et que toutefois “il reste encore des défis à relever”.

Pour les responsables politiques de la Commission de l'UA, il n'y a pas de doute que les crises, conflits et instabilités en cours sur le continent sont liés à des facteurs tels que la "contestation du pouvoir, la dispute de ressource et la mauvaise gestion de la diversité".

"Le problème des déficits de gouvernance est au centre des conflits violents en Afrique (...), ce qui explique le besoin impératif d'avoir une réponse plus soutenue et retentissante par le renforcement des systèmes de gouvernance et des institutions", indique la commissaire de l'UA aux Affaires politiques, Aisha L. Abdullahi.

En rappelant l'engagement pris par les leaders africains, dans la Déclaration solennelle du 50ème anniversaire, en mai 2013, pour "faire taire les armes sur le continent d'ici à 2020", Aisha Abdullahi indique que les armes ne peuvent pas se taire sans qu'auparavant les défis du développement et toutes les premières sources de violence et d'instabilité ne sont pas relevés.

Selon Mme Abdullahi, il faut encore des efforts pour inculquer une culture de constitutionnalisme et de primauté de la loi, promouvoir un développement inclusif, juste et centré sur les personnes et équilibrer la sécurité de l'Etat avec la sécurité humaine.

Pour cela, a-t-elle soutenu, "nous ne pouvons pas faire taire les armes sans résoudre de tels défis, ce qui équivaudrait à attaquer les symptômes et non les causes des problèmes de l'Afrique".

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