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Miki Bad Boy: «Les jeunes aiment ma musique, les anciens aussi»

Par Source: EFE - 26/05/2012

L'Equato-guinéen Filoteo Edjang Ndong, dit «Miki Bad Boy», a participé au clip officiel de la CAN 2012

 

Né en Guinée équatoriale, Filoteo Edjang Ndong, alias Miki Bad Boy, est un artiste de la scène urbaine qui se produit souvent dans les centres culturels français et espagnol de Malabo et de Bata. Pour autant, le jeune homme n'est pas un produit de la rue et des ghettos: Fils d'un membre du corps diplomatique de son pays, il a bénéficié de ses nombreux séjours à l'étranger, au Cameroun, en Espagne, aux Etats-Unis et à Cuba, pour s'imprégner de nombreuses influences musicales. Diplômé de l'Université de La Havane en comptabilité et gestion, à 22 ans, l'artiste est actuellement sous contrat avec le label américain "1830 Records LLC" et a participé récemment au clip de "Célébrons l'Afrique", l'hymne officiel de la CAN 2012. Le "mauvais garçon" parle couramment l'espagnol, le français et l'anglais, mais il rappe en espagnol, sa langue maternelle. Il a enregistré avec des producteurs tels que Michael Figueroa (Extreme), Sixx John (Neyo) et Daryl “Dogman” Young (Deathrow Records), et a travaillé avec la superstar coréenne “Seven”. Il sort à présent un nouvel album "Golpe Mundial" qu'il a récemment présenté sur le site web gouvernemental. Entretien!

 


© myspace.com/mikibadboy
Filoteo Edjang Ndong, alias Miki Bad Boy
Miky, quand avez-vous commencé à chanter?
Je crois qu'on a la musique en soi, c’est comme quand un enfant aime dessiner : finalement, s’il aime, il dévoilera ce talent. Dans mon cas, j’ai commencé à chanter en 1998 et j’ai encore progressé lors de mon voyage à Cuba. Là-bas, j’ai eu l’opportunité de me joindre à plusieurs groupes. De ce fait, on peut dire que c’est à Cuba que j’ai débuté ma carrière artistique, en suivant, en marge de mes études, des cours de musique et de piano. Un ami algérien, dont le père était diplomate, m’a également aidé à m’insérer dans ce milieu A cette époque, je chantais et j’enregistrais toujours avec lui, et à Cuba j’ai donné plusieurs concerts. En 2005, j’ai signé un contrat avec une maison de disques américaine appelée "1830 Records". Ensuite, je suis parti aux États-Unis, où j’ai réalisé d’autres disques.

Pourquoi êtes-vous parti à Cuba? Etait-ce pour votre carrière artistique ou pour une autre raison?
Je suis parti à Cuba pour les études, puisque mon père travaillait à l’ambassade de Guinée équatoriale à Cuba. On peut dire que Cuba est le pays de la musique, car là-bas tout le monde aime la musique. Et je remercie Dieu d’avoir connu ce pays. Je crois que je peux dire que mon expérience dans la musique s’est faite grâce à Cuba.

Parlez-nous de vos succès
Je peux dire que j’ai eu beaucoup de chance en signant le contrat avec "1830 Records" aux États-Unis. Elle gère les concerts pour moi, et également les enregistrements : enfin, elle m’a beaucoup soutenu artistiquement. Ce qui est curieux dans mes concerts c’est qu’on me confondait avec un latino-américain, même si je disais que j’étais africain, de Guinée équatoriale. Le public m’a très bien reçu, comme un des siens. De toute façon, ce qui est important c’est le talent. Quand on l’a, on peut être dans n’importe quelle partie du monde, on plaira aux gens.

Comment votre musique a-t-elle été accueillie dans votre pays?
Sincèrement, non seulement la jeunesse aime ma musique, mais le plus surprenant c’est que les personnes âgées l’adorent.

 

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Depuis que vous avez commencé, combien d’albums avez-vous lancé sur le marché?
Mon premier album était digital et s’est vendu aux États-Unis à travers internet. Malgré le fait de ne pas avoir de distribution physique et d’être seulement distribué par internet, il a remporté beaucoup de succès. D’ailleurs, si vous tapez Miky Bad Boy sur la toile, vous trouverez plus de cinquante pages qui vendent ma musique.

Comment avez-vous obtenu vos contacts et qui est votre manager?
Trouver le financement est un travail difficile et je m'en charge moi-même. Il y aussi beaucoup de monde qui me soutient, comme le ministre de l’Agriculture et des Forêts, Teodoro Nguema Obiang, qui me reçoit toujours très bien. Et également Lucas Nguema Esono, secrétaire général du PDGE. Bien entendu, ma famille m’aide moralement et économiquement comme elle peut. Moi même, j’ai beaucoup de contacts, au niveau international également, ayant travaillé avec le label "1830 Records".

Souhaitez-vous ajouter quelque chose?
Et bien, j’aimerais que le public sache que je suis également impliqué dans une campagne contre le VIH/SIDA car je crois sincèrement que dans notre pays il faut beaucoup parler de ce sujet avec les plus jeunes, pour les informer et leur faire comprendre qu’il faut qu’ils prennent sincèrement soin d’eux. À part le fait qu’ils viennent voir un concert de Miky Bad Boy, je veux aussi qu’ils gardent en mémoire un message qui puisse leur sauver la vie, dans le futur. Pour cela, je recherche un moyen de contacter les ONG pour qu’elles nous aident à financer cette campagne et pour pouvoir transmettre ce message à travers tout le pays, car on doit réellement dire aux jeunes que le danger du SIDA est réel et parce que, dans mon cas, il est facile de réunir beaucoup de gens dans un seul endroit.»

(Source: Bureau d’information et de presse de Guinée équatoriale)

1 COMMENTAIRES

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Fils a papa

Par Malabono

25/06/2012 15:22

C'est un fis a papa, fis de diplomat, il lui ont donné tout pour faire cette musique de merde, et des millions de gens n'ont rien a manger.

Guinea Ecuatorial LIBRE!!

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