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S.E. Mme Célestine Kouakoua, Ambassadeur du Congo Brazzaville en Guinée équatoriale

Par Sources: iMagazine; Le Post - 03/07/2012

Cette énarque en sciences a été championne d'Afrique de handball avec son pays

 

Femme de terrain, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire est immergée en politique depuis plus d'une trentaine d'années. Femme de conviction et fidèle aux premières heures du Président Denis Sassou NGUESSO, elle est la pionnière des relations diplomatiques entre son pays et la Guinée équatoriale. Cette énarque sciences posarde a été championne d'Afrique de handball avec son pays le Congo Brazzaville. Femme de réseaux, Celestine Kouakoua est depuis deux ans et demi le premier Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo Brazzaville en Guinée équatoriale. Son dynamisme n'a d'égal que son efficacité et la générosité se dispute sa franchise. L'ancienne maire de Moungali est restée membre d’honneur de la Confrérie Sainte Rita de la paroisse Saint-Esprit de Moungali, cette fervente des institutions religieuses entretient une relation avec le Seigneur qui se soigne, à l’image des relations qu'elle tisse avec les êtres chers. Courtoise, regard vif et très alerte, par ce beau temps, elle revêt un magnifique tailleur bleu Chanel bordé de blanc. Trois nœuds papillons de taille différente ornent le tailleur comme pour mieux illustrer le personnage. Rencontre.

 


© archives-lepost.
S.E. Mme Célestine Kouakoua, Ambassadeur
En poste depuis deux ans et demi, vous êtes le tout premier Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Congo Brazzaville en Guinée équatoriale, quelles sont vos impressions sur ce pays?
Je suis chez moi, je fais partie de la famille Nguesso au Congo et ici de la famille Obiang. La première fois que je suis arrivée, ce n'était pas sans une certaine appréhension, vu ce que l'on disait de ce pays, mais au bout de deux semaines, je me suis sentie chez moi. Je me suis rendue compte que c'était un pays qui allait, au niveau des autorités, à mille à l'heure. Au point où, quand j'ai présenté mes lettres de créances, j'ai demandé au Président de la République si, à cette allure là, le peuple le suivait. Depuis, je me rends compte que c'est un pays en pleine construction. Chaque jour qui passe, il y a un édifice qui sort de terre. Voilà la Guinée équatoriale;

Vous parlez des préjugés, du regard externe que l'on a vis- à-vis de la Guinée Équatoriale. Deux ans et demi après que vous soyez en poste, selon vous, pourquoi de tels préjugés continuent d'exister?
La Guinée équatoriale est un pays qui est resté enfermé, du point de vue même de la langue. C'est la seule colonie espagnole en Afrique, ses voisins parlent soit le français, soit l'anglais. C'est l'unique pays parlant espagnol. Cela a été un handicap pour son épanouissement, son ouverture envers les autres pays. Sans langue de bois, c'est un pays qui, il y a une dizaine d'année n'avait pas de moyens financiers mais avec des ressources humaines. Avec le boum pétrolier, la Guinée devient comme cette belle fille que tous rêvent d'avoir.

Quels qualificatifs pouvez-vous donner à la jeunesse équato-guinéenne?
C'est comme toutes les jeunesses du monde ou d'Afrique, elle aspire à un avenir. A nous les politiques d'aujourd'hui de pouvoir assurer leur lendemain. Il y a moins d'un million d'équato-guinéens, et d'aucun pourrait se demander à quoi serviront toutes les constructions observées ? Le Président Obiang NGUEMA a une vision et qui pense à l'avenir, et l'avenir c'est la jeunesse. C'est à elle qu'il pense en construisant ces infrastructures qui prennent le relais. Cette jeunesse suit le Président de la République dans ces démarches, dans sa politique de construction et dans sa vision du monde de demain.

On a observé qu'il y a un décrochage scolaire avec les filles en Afrique, soit parce qu'elles deviennent filles-mères, soit parce qu'elles sont abandonnées. Observe-t-on le même phénomène ici, ou est-ce un problème commun en Afrique centrale?
Je crois qu'il est commun. Quand je vois le problème de la fille-mère en Guinée équatoriale, il est identique au Congo Brazzaville. Il y a des causes, les hommes ne sont pas en marge, vous les voulez plus jeunes et dans leur naïveté, les filles se laissent aller. Et généralement les hommes ne sont pas seuls lorsqu'ils les prennent. Et à la fin, elles se retrouvent seules.

 


© archives-lepost.
Elles ont pour conseil leurs mamans?
Dans la naïveté parfois, elles ne se confient pas à leurs mamans. Il faut penser à l'avenir. Que faire de ces filles-mères abandonnées. Dans mon pays, Mme Antoinette Sassou Nguesso au sein de la fondation "Congo Assistance", a mis en place un centre d'animation sociale pour jeune fille abandonnée. Il y a l'apprentissage d'un certains nombre de métier, cela va des ateliers de couture, de pâtisserie, etc. Pour que demain, elles puissent se prendre en main. Lors du Sommet des premières Dames où la question du Sida était à l'ordre du jour, Mme Antoinette Sassou Nguesso a souhaité que toutes travaillent pour que le Sida disparaisse, ce qui a ému l'assistance parce qu’inhabituel.

Qu'avez-vous à dire à ces filles-mères comme message d'espoir?
Nous leurs mamans, nous leurs grandes sœurs, hier, nous avons eu des grandes soeurs, des mamans qui, au sein de l'Union Révolutionnaire des femmes du Congo, avaient lancé un slogan «Seule la lutte libère». A l'époque, je pensais que c'était le plus beau slogan du monde. Aujourd'hui, nous l'avons renforcé «Seuls la lutte et le travail libèrent». Il faut qu'un jour, chacune d'elle se lève et prenne la décision de prendre sa vie en main. Dans chaque chose il y a un commencement, c'est le courage. Il y a que le travail qui libère l'homme. J'ai été maire de l'arrondissement 4 de Moungali pendant 10 ans, je suis toujours officier d'état civil et veux qu'on mette l'accent sur la reconnaissance de l'enfant au niveau de l'état civil. Les organisations des Nations Unies tout comme l'Unicef qui travaille avec les fondations des Premières dames doivent mettre cette question au cœur de leur action politique.

Et pas la femme?
La femme, c'est le berceau de l'humanité. Depuis la nuit des temps dans toutes les sociétés, et toutes les civilisations, lorsque la femme a failli, il y a eu décadence de ses civilisations, de ses sociétés, de ses Etats. La femme c'est l'avenir du monde, la femme c'est l'avenir de l'humanité, la femme c'est l'avenir de l'Afrique. La femme c'est l'avenir de tout.

Quand vous observez le développement de ce pays, vous vous dites qu'il est en devenir, qu'il a réussi ou qu'il va réussir?
Les trois en un. Ce pays a tout pour réussir, il est en voie de réussite, il a réussi parce qu'au niveau de la vie d'un pays, la Guinée se construit sa participation citoyenne dans la gestion de la cité. La cité SIPOPO est un exemple de réussite et d'architecture moderne. Ce pays ne s’arrêtera pas là. La Guinée est en train de conquérir la place qu'elle mérite dans le concert des nations.

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