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Sommet de l’UA: Mali et Congo sont les sujets des discussions

Par Alain Georges Lietbouo - 28/01/2013

Cette assemblée générale de l’UA s’est ouverte sur les conflits alors qu’elle devait préparer le cinquantenaire de l’OUA devenue entre-temps, Union africaine (UA)

 

Initialement prévu pour préparer le cinquantenaire de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), ce 20e sommet qui se tient à Addis Abeba se penche, comme à l’accoutumée, sur des questions politiques. Et la guerre au Mali y figure en bonne place. La médiation assurée par le président du Burkina-Faso, Blaise Compaoré, a accompli «un travail formidable ayant permis le fonctionnement des institutions», selon les mots de l’ambassadrice burkinabè basée à Addis- Abeba, Mme Minata Samaté. «Son rôle est reconnu et apprécié ici», a poursuivi la diplomate. L’inconnue demeure cependant, celle de savoir si l’on pourra dégager un consensus sur l’intervention française dans la question malienne. Personne ne sait ce que l’UA va décider à ce sujet. Car l’institution a certes apprécié les frappes, mais «sans trop de commentaires». Ceci d’autant plus que, le président égyptien, Mohamed Morsi, s’est dit opposé à l’intervention militaire au Mali. Dans ce contexte, il est probable que les débats soient tendus entre les pros et les anti-interventionnistes. Mercredi 22 janvier dernier Les ambassadeurs ont ouvert le bal par la conférence du comité des représentants permanents de l’UA. Leur rencontre a examiné les points inscrits à l’ordre du jour du sommet. Ils ont surtout débattu des rapports des sous-comités consultatifs sur les questions budgétaires, administratives et financières.



 


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L’Iran s’invite au sommet et dénonce la France

Conduite par Ali Akhbar Salehi, ministre des Affaires étrangères de la République islamique, cette forte délégation a tenu une conférence de presse. Sur le Mali, il a donné, tout en nuançant, la position de son pays. Nous ne croyons pas au règlement de cette question par la force, a déclaré Salehi, alors que cette 20eme Conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union africaine a été dominée par le consensus autour de l’urgence d’aider le Mali et ses alliés, dont la France, à user de la force pour bouter hors de son territoire les groupes jihadistes. Le président en exercice sortant de l’UA, le Béninois Boni Yayi, a même fait applaudir François Hollande «pour son leadership et pour sa décision d’engager les troupes françaises aux côtés des forces armées maliennes.» Soulignant l’incohérence des Occidentaux, l’Iranien a même tenté une comparaison avec la situation en Syrie. «Les Occidentaux et leurs médias soutiennent les extrémistes qui combattent le gouvernement syrien. Pourtant ces prétendus rebelles sont de la même catégorie que ceux qui occupent le nord du Mali», a-t-il expliqué. En clair, l’Iran s’oppose et continuera de s'opposer à toute intervention extérieure au Mali. Néanmoins, Téhéran se dit prêt à coopérer avec l’Union africaine et le Mali, notamment en fournissant une aide aux «réfugiés et personnes déplacées» par la guerre. Une déclaration finale à l’issue du sommet devrait clarifier la position de l’UA.
MOTS CLES :  Cinquantenaire   Organisation   Médiation 

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