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Traoré Malik, 35 ans, jardinier Burkinabè: Nous allons tous périr, faute de soins

Par Source: Mutations - 08/02/2013

Il fait partie des 18 burkinabè qui ont été déversés dans la ville de Kye-ossi frontalière avec le Cameroun. Son témoignage!

 

Il y a quelques jours, 250 étrangers ont été expulsés de Guinée équatoriale. Parmi eux, 18 burkinabè ont été déversés dans la ville de Kye-ossi frontalière avec le Cameroun, le Gabon et la Guinée Equatoriale. Ce témoignage est extrait du quotidien camerounais Mutations.

 


© Mutations
Traoré Malik
«Je suis arrivé à Malabo où je travaillais comme jardinier en provenance de mon pays en 2010. J'ai été interpellé le 18 janvier 2013 en compagnie de certains de mes compatriotes, des ressortissants d'Afrique de l'Ouest et des camerounais. Tout de suite après notre interpellation, nous avons été conduits dans les commissariats où on mélangeait les hommes et les femmes dans les mêmes cellules. Chaque jour, on nous tabassait en nous demandant de payer 300.000 FCFA pour sortir. Tous ceux qui avaient payés ont été rattrapés le même jour et reconduit dans un autre commissariat. La nuit, les policiers violaient les femmes et venaient les remettre dans les cellules. Pour arriver à Kyé-ossi, on nous a embraqués à Malabo dans un avion militaire où nous avons voyagé à destination de Mongomo pieds et mains ligotés. Les autres ont voyagé par bateau en direction de Bata. C'est à partir de ces deux villes que nous avons été conduits à Kyé-ossi, à bord des véhicules de fortune, dépouillés de tous nos biens. A Malabo, ils ont brûlé nos papiers tandis qu'ils les faisaient mâcher et avaler aux malchanceux. Ils procédaient ainsi pour effacer toute preuve que nous étions en situation régulière dans leur pays. Depuis notre arrivée ici, nous sommes nourris au pain et à la sardine grâce aux autorités camerounaises. Nous sommes tous malades parce que nous dormons les pieds dans l'eau à la belle étoile. Nous demandons à notre Consul honoraire de faire quelque chose pour nous, sinon, nous allons tous périr ici à la zone tampon, faute de soins.»
Source: Mutations

 

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