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Economie: Un homme d’affaires espagnol se réfugie à l’ambassade d’Espagne

Par Journaldemalabo.com-source guineaecuatorialpress.com - 11/03/2013

Robert Cubria y a passé 59 jours afin d’échapper à une arrestation, pour escroquerie

 

Une plainte avait été déposée contre lui pour escroquerie par Genoveva Andeme Obiang, la fille du président Equato-Guinéen. Selon le journal espagnol «El pais» Roberto Cubria, l’homme d'affaires espagnol de 45 ans, craignant d’être arrêté s’est refugié dans l'ambassade d'Espagne à Malabo. Au départ de cette affaire, il s'était rendu à Malabo, le 11 décembre 2012, avec un billet aller-retour pour quatre jours. Son objectif était de vérifier l'installation des navires que son entreprise, Soluciones Modulares, avait vendu à la société équato-guinéenne Gao Services, et afin de résoudre leurs divergences sur le prix des modifications demandées. Il s'agissait d'une recherche d'accord à l'amiable. Le représentant de Gao Services en Espagne, Antonio Olo Nchama, devait l'accompagner, mais, il s'est excusé à la dernière minute. A l'aéroport de Malabo, il avait été accueilli par Faustino, un policier au service de Genoveva. Il avait été surpris qu'on ne lui restitue pas son passeport, mais le policier l'avait rassuré en lui expliquant qu'il y avait des mesures de sécurité exceptionnelles à cause d'un Sommet de Chefs d'Etats africains (qui se tenait alors dans le pays), et qu'il le conserverait personnellement. Au cours des jours suivants, Faustino l'avait suivi quand Roberto inspecta le montage de hangars préfabriqués et bavarda avec Genoveva de futurs projets. Il lui garantit qu'un navire lui serait envoyé dès qu'elle s'acquitterait des coûts supplémentaires. Elle n'apprécia pas l'idée.

 


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Le 15 décembre 2012, toujours privé de passeport, Roberto ne put pas prendre son vol à destination de Madrid. Il signala la situation à l'ambassade d'Espagne et on lui demanda: de ne pas se rendre au commissariat de la police guinéenne et de quitter son hôtel pour venir habiter à l'ambassade. A l’ambassade, «je dormais sur un canapé dans la bibliothèque et me lavais sous la douche de la piscine. Je n’allais jamais seul dans la rue, de peur d'être arrêté. Ou pire», rapporte t-il. Il qualifie d' "exceptionnel" le traitement que le personnel de l'Ambassade lui a offert en Guinée Équatoriale, mais il avoue "avoir honte" de ce que son pays a été incapable d'éviter l' "extorsion" dont, selon ses propres termes, il a été victime. Toutes les démarches entreprises pour obtenir la restitution de son passeport ont été infructueuses. Ainsi donc, le consul a doté Roberto d'un sauf-conduit de voyage, et le 25 décembre, il s'est rendu une deuxième fois à l'aéroport, cette fois accompagné par des membres du personnel diplomatique. Alors que sa valise était déjà dans l'avion et qu'il avait sa carte d'embarquement à la main, un policier lui a barré la route. Après avoir vérifié ses papiers, il a déclenché une alarme. Le ministre équato-guinéen de la Sécurité nationale, qui avait dit à l'ambassade que Roberto pourrait quitter le pays sans problèmes, prétendait maintenant qu'il devait examiner l'affaire.

Pendant ce temps, le représentant de Gao en Espagne a téléphoné à l'épouse de Roberto pour essayer de proférer des menaces. Il lui a dit, en la confondant avec une secrétaire, que son chef était en Guinée et qu'il n'en sortirait pas jusqu'à ce qu'elle lui livre le bâteau qui manquant. Il ajouta qu'il savait où se trouvait sa maison. Olo a appelé plusieurs fois, toujours avec le même ton objectivement menaçant, quelque soient ses interlocuteurs. A Malabo, Genoveva a porté plainte contre Roberto pour escroquerie, l'accusant d'avoir vendu du matériel de mauvaise qualité mauvaise et de ne pas avoir construit le hangar projeté. Un expert a certifié la qualité du produit et le fabricant des panneaux du dernier hangar a établi qu'ils étaient prêts pour la livraison. Genoveva a déposé sa plainte le 17 décembre, soit une semaine après qu'on ait soustrait son passeport à Roberto. Le juge, qui a ouvert la procédure le 16 janvier, ne lui a jamais expressément interdit de quitter le pays. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi on ne lui avait pas rendu son passeport, on lui a répondu: "Demandez-le à ceux qui l'ont pris"...

Le juge a exhorté Roberto à trouver un arrangement extrajudiciaire avec Genoveva. Le même conseil que lui fit l'Ambassade. Le procès pouvait durer six mois et, en attendant, il serait retenu dans le pays. Roberto a proposé que la livraison du dernier hangar et le paiement soient simultanés. Genoveva a refusé. Robert a dû céder. Le 14 février, après qu'Olo ait pris possession du matériel en Espagne, Genoveva a retiré sa plainte et Roberto a récupéré son passeport.
MOTS CLES :  Guinée   Equatoriale   Espagne 

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