Cemac : les nouvelles pièces de monnaie disponible dès le 5 avril

L’annonce a été faite lors de la première session du Comité de politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale qui a eu lieu le 24 mars 2025 à Malabo en Guinée Equatoriale.

 

Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Beac a présidé la première session du comité de la politique monétaire (CPM) de la sous-région le 24 mars 2025. Au cours de cette rencontre, le gouverneur de la Beac a annoncé que la mise en circulation de nouvelles pièces de monnaie est prévue pour le 5 avril 2025. Des pièces de monnaies dont la nouveauté sera celle de 200 FCFA.  Ainsi, la nouvelle gamme présentera plusieurs modifications notables, à commencer par une augmentation de la taille des pièces afin de les rendre plus facilement acceptables par les commerçants et les usagers.

Les coupures existantes de 1, 2, 5 et 10 FCFA, souvent boudées, seront maintenues, mais agrandies, tout comme celles de 25, 50, 100 et 500 FCFA. Une nouveauté majeure réside dans l’introduction d’une pièce de 200 FCFA, inspirée de l’ancienne pièce de 50 FCFA des années 1960.

Les nouvelles pièces de monnaie sont destinées à résoudre la pénurie qui affecte la sous-région et à améliorer la fluidité des échanges commerciaux. L’initiative s’inscrit dans le cadre des réformes monétaires visant à garantir un approvisionnement suffisant en petite monnaie et à renforcer l’intégration économique des pays membres de la Cémac.

Le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a souligné l’importance de cette initiative visant à répondre aux difficultés rencontrées par les populations et les commerçants dans leurs transactions quotidiennes. « La Banque centrale a pris en compte toutes les difficultés enregistrées au niveau sous-régional en ce qui concerne la pénurie de pièces de monnaie. Ces nouvelles pièces vont apporter non seulement la réponse, mais aussi fluidifier les échanges commerciaux », a-t-il déclaré lors de son passage au Gabon.

Au cours du comité de politique monétaire où le gouverneur a échangé par visioconférence avec les journalistes de la sous-région, il est ressorti que la situation économique de la zone CEMAC sera meilleure en 2025 qu’en 2024. Selon les prévisions de la BEAC, la croissance sera de 2,9% contre 2,6% l’année dernière. Un renforcement de la croissance en lien avec « la bonne tenue des activités non pétrolières », souligne Yvon Sana Bangui. Concernant l’inflation, elle sera en baisse selon les prévisions, passant de 4,1% en 2024 à 2,9% en 2025.

Le processus de transition de l’Uemoa vers l’Eco rejeté par des pays de la Cedeao

Les réformes monétaires annoncées le 21 décembre 2019 par l’Ivoirien Alassane Ouattara, le président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) n’est pas du goût des pays anglophones de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et de la Guinée, réunis au sein de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO). Ce qu’ils ont fait savoir en marge d’une réunion extraordinaire des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales des six Etats, tenue jeudi 16 janvier à Abuja.

Ces pays indiquent avoir « noté avec préoccupation la déclaration visant à renommer unilatéralement le franc CFA en Eco d’ici juillet 2020». Il s’agit, pour eux, d’une « action » qui « n’est pas conforme aux décisions » de la CEDEAO en vue de « l’adoption de l’Eco comme nom de la monnaie unique » de toute la région. Une décision « unilatérale », soulignent-ils.

Par ailleurs, le Nigeria, le Ghana, le Liberia, la Sierra Leone, la Gambie et la Guinée (Conakry) « réitèrent l’importance pour tous les membres de la CEDEAO d’adhérer aux décisions de l’autorité des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO concernant la mise en œuvre de la feuille de route révisée du programme de monnaie unique ». D’ailleurs,  ils annoncent pour « bientôt », un sommet réunissant leurs chefs d’État pour, indique un communiqué, décider de la conduite à tenir.

Pourtant le Ghana, deuxième économie de la région après le Nigeria, avait annoncé avec enthousiasme fin décembre 2019, sa détermination à rejoindre la zone monétaire « Eco » de l’UEMOA, saluant les réformes monétaires annoncées quelques jours plus tôt par les pays de la région francophone.

Source : togobusinessnews.com